Agnès Bihl

« Ni parfaite, ni refaite, je suis telle que la vie m’a faite »
J’adore cette chanson, et moi, j’aimerai vous photographier telle que vous êtes !
Voilà comment je débutais mon long message destiné à cette belle artiste.
J’y croyais un peu mais sans me faire trop d’illusion quand même. Pourtant, le jour même elle me répondit et je crois bien avoir relu son message plusieurs fois avant de réaliser que j’allais rencontrer Agnès Bihl.
Je venais de recevoir son dernier album qu’elle m’avait joliment dédicacé. Je l’ai écouté en boucle, décortiquant chacun de ses textes. Agnès s’amuse avec les mots et les expressions, et maitrise à la perfection la langue Française. Ses chansons sont drôles, engagées, dures parfois et réalistes.

Il me faudra attendre jusqu’en septembre, et avec les mesures sanitaires, c’est dans sa petite et très jolie cour privative que nous avons pu réaliser ces images.
Je lui racontais que je l’avais découvert un peu par hasard, en écoutant en 2018 une interview réalisée par Frank Inizan. Touché par la sincérité et la beauté de ses paroles, j’avais décidé d’aller écouter son œuvre et la première chanson que j’entendis d’elle, m’émut aux larmes par la justesse des mots et une interprétation sans faute : Touche pas à mon corps !
 C’est une chanson qu’Agnès ne chante plus car très dure à porter mais, grâce à elle, des femmes ont trouvé la force de témoigner et de mettre des mots sur les maux.

Agnès est issue d’une famille d’intellectuels. Son Père est avocat, fondateur de l’UFC Que Choisir et de 60 millions de consommateurs. Il est également écrivain sous le nom de Luc Willette. Sa mère est traductrice de droit chinois et activiste dans divers associations d'aide aux migrants d'Asie. Et même si son arrière-grand-père est le cofondateur du célèbre cabaret « Le Chat Noir », Agnès n’a pas vraiment baigné dans un monde musical. Elle débute sa carrière à 23 ans, en auto-didacte, et ses chansons sont clairement engagées, féministes, mais sans exclure les hommes. Elle milite pour les droits des êtres humains et accepte toujours de venir chanter pour des causes qu’elle estime justes.
Dès le début de sa carrière, Agnès sera invitée à faire les premières parties des artistes tels qu’Anne Sylvestre (avec qui elle réalisera de nombreux projets), Allain Leprest, Dikès ou Thomas Fersen. En 2007, c’est Charles Aznavour qui lui proposera de faire les premières parties de sa tournée alors qu’il n’avait plus pris de première partie depuis plus de 30 ans.  Le public, surpris, l’accueille d’abord froidement mais elle arrive à le conquérir à chaque concert et vendra plus de 5000 albums sur les 45 dates de cette tournée.
En 2009, elle rencontre Dorothée Daniel, pianiste compositrice, qui l’a suit depuis dans ses concerts. Elle sortira alors son quatrième album « Rêve Général » dans lequel on peut remarquer le duo avec Grand Corps Malade qui a accepté exceptionnellement de chanter avec Agnès un texte qu’il n’avait pas écrit : Je t’aime que moi.

Si Agnès est capable d’écrire des chansons dures qui peuvent faire mal ou des chansons très engagées, elle peut aussi être très drôle.  Ainsi ses chansons « Gueule de bois », « No flouze blouze », « A nous les garçons », « 0% » ou « Moi d’mon temps » prouvent qu’elle peut avoir beaucoup d’humour avec un talent remarquable.
Le titre « Amours Délices et Ogres » dans son dernier album est un vrai régal.

Mais Agnès n’écrit pas que des chansons. En 2012, elle écrit et produit son premier livre-CD pour enfants : L’inspecteur Cats qui reçoit le coup de cœur de l’Académie Charles-Cros.
En 2015, elle publie son premier roman : La vie rêvée des autres.
En 2013, son album « 36 heures de la vie d’une femme (parce que 24, c’est pas assez) » sort accompagné d’une livre dans lequel Agnès adapte chacune de ses chansons sous forme de nouvelles.
Le titre de cet album sera d’ailleurs les paroles d’une autre chanson de son dernier album et qui raconte la vie trépidante des femmes au quotidien.
TOP CHRONO

Je regrette  d’avoir mis tant de temps à découvrir cette belle artiste, mais je me suis rattrapé depuis et je me dis que c’est peut-être ces concours de circonstances qui m’ont permis de la rencontrer. Alors, bien évidemment, je vais continuer à suivre Agnès Bihl qui a encore beaucoup de choses à nous dire, avec ses mots et sa poésie  à elle. Merci Agnès de m’avoir si gentiment accueilli et au plaisir de te voir très vite sur une scène.


Quelques vidéos

Ni parfaite, ni refaite

 

Elle et Lui

La plus belle, c'est ma mère (invité par Guy Bedos chez Michel Drucker)

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